Les nouvelles machines à penser traitent avec Google Cloud
La société de Mira Murati, ancienne CTO d'OpenAI, a signé un contrat de plusieurs milliards de dollars avec Google Cloud. Selon TechCrunch, l'accord est évalué en milliards de dollars à un seul chiffre. L'accord donne accès au démarrage de la capacité de calcul de Google pour la formation et l'exécution de modèles AI, y compris des systèmes basés sur les derniers processeurs graphiques GB300 de Nvidia.
Au-delà du matériel, le paquet inclut les services cloud nécessaires au cycle de vie complet du modèle. En effet, Google Cloud devient la base technologique sur laquelle Thinking Machines peut développer ses produits plus rapidement et sans avoir à construire sa propre infrastructure informatique.

Pourquoi cela importe pour la startup
Le premier produit de Pensing Machines — Petit — lancé en octobre. C'est un outil qui automatise la création de modèles AI personnalisés adaptés aux tâches clientes. Il s'agit essentiellement de renforcer l'apprentissage — l'approche derrière les percées à DeepMind et OpenAI. Ce sont précisément les charges de travail qui nécessitent une énorme puissance de calcul, et Google Cloud parie clairement sur cela.
La société a déclaré Thinking Machines est parmi les premiers clients à avoir accès à des systèmes basés sur GB300. Selon Google, ces puces offrent une double augmentation de la formation et de la vitesse de service par rapport à la génération précédente de GPU. Pour une startup qui dépend d'itérations de modèles rapides, est un avantage sérieux.
Miles Ott, chercheur fondateur chez Thinking Machines, a noté que Google Cloud « nous a embarqués à la vitesse record et avec la fiabilité dont nous avons besoin ». Il semble que ce qui compte le plus pour la startup n'est pas seulement la puissance brute, mais aussi la prévisibilité de l'infrastructure.
Contexte: Google renforce sa position dans le cloud AI
L'accord Thinking Machines fait partie d'une stratégie plus large de Google. Le fournisseur de cloud signe activement des contrats avec les développeurs d'IA, combinant des ressources de calcul avec d'autres services — stockage, moteur Kubernetes, et la base de données Spanner. Cela rend l'offre plus complète que la simple location de GPU.
Plus tôt ce mois-ci, Anthropic a testé une approche similaire : il a conclu des accords avec Google et Broadcom pour plusieurs gigawatts de capacité basés sur les TPU, les puces personnalisées de Google. En même temps, Anthropic a signé un accord avec Amazon pour un maximum de 5 gigawatts pour former et déployer ses propres modèles. Le marché se dirige clairement vers des laboratoires d'IA qui diversifient leurs partenaires cloud.
L'accord Thinking Machines, cependant, n'est pas exclusif: la startup peut amener d'autres fournisseurs à l'avenir. C'est la première transaction cloud de la société, mais elle avait déjà attiré des investissements de Nvidia auparavant. Il est raisonnable de s'attendre à ce que le portefeuille de partenariats s'étende, selon les termes et les besoins en informatique.

La démarche stratégique de Murati
Murati a quitté son poste de CTO d'OpenAI et a fondé Thinking Machines en février 2025. Peu de temps après, l'entreprise a élevé une ronde de semences 2 milliards de dollars à une évaluation 12 milliards de dollars — un cas rare pour une phase aussi précoce. Maintenant il a un partenaire informatique fiable.
Le choix de Google Cloud semble naturel, puisque ce fournisseur a accumulé une vaste expérience dans les modèles de formation : DeepMind utilise son infrastructure depuis des années. Pour Thinking Machines, il s'agit d'une façon non seulement d'acquérir une capacité de calcul, mais aussi de s'intégrer dans un écosystème où il existe déjà des pratiques éprouvées pour l'échelle des charges d'IA.
La question demeure de savoir comment l'accord affectera l'équilibre des pouvoirs entre les laboratoires d'IA. D'une part, l'accès à GB300 donne à la startup de Murati une ressource sérieuse pour la compétition. D'autre part, la dépendance à l'égard d'un seul fournisseur de cloud, même important, comporte toujours des risques. Cela dit, la nature non exclusive de l'accord laisse place à la manoeuvre.



